Ntoum et les embouteillages ou « Je m’appelle, je m’appelle... »
Alexandra Strebel (Suisse), du Gabon
Nous avons terminé nos travaux du jour sur le site de la future maison de jeunesse située à Ntoum, une commune voisine de Libreville. Nous marchons jusqu’au centre pour prendre le bus SOGATRA. La société gabonaise des transports est équipée de nouveaux bus, c’est un des premiers changements que j’ai remarqué depuis mon arrivée. Le mot du moment est « l’émergence »...
Nous avons terminé nos travaux du jour sur le site de la future maison de jeunesse située à Ntoum, une commune voisine de Libreville. Nous marchons jusqu’au centre pour prendre le bus SOGATRA. La société gabonaise des transports est équipée de nouveaux bus, c’est un des premiers changements que j’ai remarqué depuis mon arrivée. Le mot du moment est « l’émergence »...
Si le bus n’avance pas, si la queue est trop longue, si l’administration ne fonctionne pas, les Gabonais s’exclament : « Ah, c’est l’émergence ! » ou bien « C’est le bus de l'émergence ». Mot-clé du programme politique du nouveau président Ali Ben Bongo Ondimba, fils du défunt Omar Bongo Ondimba. Sa promesse électorale était de faire du Gabon un pays émergent, un Gabon vert, un Gabon industriel et des services. L’élection du fils d’Omar Bongo qui était à la tête de l'État gabonais pendant 40 ans, était contestée et c’est ainsi que le nouveau chef de l’état doit faire ses preuves et conquérir l’estime de ses électeurs aujourd’hui.
Ceci se fait voir partout, des nouvelles routes sont en train d’être construites. En outre les bus SOGATRA, on trouve désormais des arrêts de bus couverts et des bancs publics à Libreville, les bars sont censés fermer à 22 heures, l’horaire continu pour les fonctionnaires a été introduit, l’administration passe à l’audit et l’exportation des grumes a été interdite afin de favoriser l’installation d’une industrie de transformation locale. Ceci pour citer quelques exemples des efforts politiques entamés pour promouvoir le développement du pays.
Mais nous attendons et attendons et le bus n’arrive pas, ni d’ailleurs les taxis habituels. Pour finir nous réussissons à appeler un chauffeur de taxi qui vient nous chercher. Mais déjà avant d’entrer en ville, l’embouteillage commence et nous avançons très lentement. La cause de l’embouteillage est la fête des cultures qui a lieu au centre-ville ce week-end.
Les bénévoles locaux, des jeunes membres du mouvement des scouts, savent « faire avec » en chantant à tue tête. Entre autres une chanson de présentation «Et comment, et comment, et comment tu t’appelles ? Je m’appelle, je m’appelle.. », nous essayons avec plus au moins de succès de trouver le rythme et la voix pour nous présenter de la même manière...tandis que le taxi continue sa route au ralenti.
Le trajet Libreville-Ntoum est une de nos plus grandes difficultés quotidiennes, malheureusement notre logement est éloigné du site de la construction à cause des difficultés organisationnelles qui caractérisent le quotidien ici et qui demandent beaucoup de flexibilité et de « faire avec ». Mais la distance est compensée par l’accueil que nous réserve la famille de la trésorière du CNJG. Tout le monde a le cœur ouvert et montre une énorme disponibilité et beaucoup de patience et de cordialité en face de nos questions quotidiennes et nos apprentissages de la gestion de la vie quotidien dans une maison africaine. Elles nous aident à préparer la viande, des légumes inconnus, à faire un pique-nique ou encore à trouver les bonnes astuces pour éviter que trop de moustiques entrent dans la maison. Nous apprenons beaucoup sur leur jardin, les plantes qui poussent et qui ne poussent pas ici et nous discutons de la question si éventuellement des pommes pourraient pousser dans une région plus froide du pays.
Toutes les nouveautés, le transport, l’adaptation au climat, les découvertes sont intenses et parfois fatigants. Mais nous entamons la deuxième semaine du séjour avec une grande volonté de nous investir sur le camp chantier avec toutes nos forces et de donner notre mieux pour ce projet.
Abendstimmung
Gruppenfoto Ntoum
Ceci se fait voir partout, des nouvelles routes sont en train d’être construites. En outre les bus SOGATRA, on trouve désormais des arrêts de bus couverts et des bancs publics à Libreville, les bars sont censés fermer à 22 heures, l’horaire continu pour les fonctionnaires a été introduit, l’administration passe à l’audit et l’exportation des grumes a été interdite afin de favoriser l’installation d’une industrie de transformation locale. Ceci pour citer quelques exemples des efforts politiques entamés pour promouvoir le développement du pays.
Mais nous attendons et attendons et le bus n’arrive pas, ni d’ailleurs les taxis habituels. Pour finir nous réussissons à appeler un chauffeur de taxi qui vient nous chercher. Mais déjà avant d’entrer en ville, l’embouteillage commence et nous avançons très lentement. La cause de l’embouteillage est la fête des cultures qui a lieu au centre-ville ce week-end.
Les bénévoles locaux, des jeunes membres du mouvement des scouts, savent « faire avec » en chantant à tue tête. Entre autres une chanson de présentation «Et comment, et comment, et comment tu t’appelles ? Je m’appelle, je m’appelle.. », nous essayons avec plus au moins de succès de trouver le rythme et la voix pour nous présenter de la même manière...tandis que le taxi continue sa route au ralenti.
Le trajet Libreville-Ntoum est une de nos plus grandes difficultés quotidiennes, malheureusement notre logement est éloigné du site de la construction à cause des difficultés organisationnelles qui caractérisent le quotidien ici et qui demandent beaucoup de flexibilité et de « faire avec ». Mais la distance est compensée par l’accueil que nous réserve la famille de la trésorière du CNJG. Tout le monde a le cœur ouvert et montre une énorme disponibilité et beaucoup de patience et de cordialité en face de nos questions quotidiennes et nos apprentissages de la gestion de la vie quotidien dans une maison africaine. Elles nous aident à préparer la viande, des légumes inconnus, à faire un pique-nique ou encore à trouver les bonnes astuces pour éviter que trop de moustiques entrent dans la maison. Nous apprenons beaucoup sur leur jardin, les plantes qui poussent et qui ne poussent pas ici et nous discutons de la question si éventuellement des pommes pourraient pousser dans une région plus froide du pays.
Toutes les nouveautés, le transport, l’adaptation au climat, les découvertes sont intenses et parfois fatigants. Mais nous entamons la deuxième semaine du séjour avec une grande volonté de nous investir sur le camp chantier avec toutes nos forces et de donner notre mieux pour ce projet.
Abendstimmung
Gruppenfoto Ntoum



